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La richesse d'une rime est déterminée par le nombre de sons communs qu'elle porte et par son genre (masculin ou féminin).
Une rime est pauvre quand il n'y a qu'un élément vocalique commun (la dernière voyelle) ou quand il s'agit d’une simple proximité phonétique, on peut alors parler d'assonance.
Exemples :
Voie / joie : rime pauvre
Foire / toile : assonance
"Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un cœur qui s'ennuie Ô le chant de la pluie !"(Il pleure dans mon cœur, Paul Verlaine)
Une rime est suffisante lorsqu'il a deux phonèmes en commun, dont la dernière voyelle.
Exemples : boire / gloire
"Dieu parle, il faut qu'on lui réponde Le seul bien qui me reste au monde..."(Tristesse, Alfred de Musset)
Une rime est riche lorsqu'elle contient trois phonèmes en commun ou plus, dont la dernière voyelle.
Exemple :
« Tes pas, enfants de mon silence, Saintement, lentement placés, Vers le lit de ma vigilance Procèdent muets et glacés. »(Paul Valéry, Les pas)
La rime s'étend sur le vers entier. On a donc l'impression d'entendre le même vers. Ce genre de rime crée un effet burlesque. Par exemple :
Pourrir en l'édifice, os à Dieu... Mots dira, Pour rire enlaidi, fils aux adieux, maudira Qu'à testament beau neveu valeureux s'alarme Que si peu d'or en tombe; et froide y verse enfin, Qu'atteste amant, bonne veuve à leurre sa larme. Que si peux... dors, en ton beffroi d'hiver sans fin.(Daniel Marmié, Requiem)
Voir le mot HOLORIME dans le dico.

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